
Le processus SABC remet en question le développement communautaire initié et dirigé par le gouvernement. Il perçoit ainsi le rôle du gouvernement :
En collaborant avec le gouvernement, les collectivités peuvent le sensibiliser davantage à leurs préoccupations, mieux soutenir les décisionnaires et être plus efficaces dans leurs efforts pour influence la politique publique.
Parfois, les participants sont tout simplement trop occupés et préoccupés par ce qu’ils font pour avoir une vision plus large ou pour voir ce qu’ils pourraient faire pour améliorer la situation à l’extérieur de leur propre cour. De nombreux groupes communautaires ne démontrent aucun intérêt pour l’élaboration de politiques publiques à quelque niveau que ce soit et ne réalisent pas dans quelle mesure les politiques, y compris les leurs, ont une incidence sur l’ensemble des membres de leur collectivité.
Il arrive souvent que ce soit par accident si les collectivités s’intéressent à la politique publique. Par hasard, elles connaissent quelque succès dans leurs efforts pour influencer une politique visant à résoudre un problème pressant dans leur milieu ou pour faire connaître quelques-unes de leurs réussites communautaires à d’autres, à l’extérieur de leur territoire. Et, même si elles n’ont pas tenté délibérément d’agir sur la politique publique, elles se réjouissent et sont surprises de l’influence qu’elles ont eue malgré tout. Or, une fois qu’elles connaissent de petits succès et parviennent à influencer même légèrement la politique publique, elles se sentent habilitées à faire plus. Les collectivités se mettent alors délibérément à adopter des stratégies pour entretenir le dialogue avec le gouvernement.
Susciter de l’intérêt pour l’élaboration de politiques publiques(PDF)
Wil Rogers a dit un jour : « Même si vous êtes sur la bonne voie, vous vous ferez écraser si vous restez assis à ne rien faire ». Il en est ainsi pour les processus de développement communautaire. De nombreuses collectivités sont sur la bonne voie, avançant des idées de services innovateurs et adaptés à leurs besoins, pour les faire écraser par :
Les collectivités doivent persister en dépit de ces difficultés. Elles doivent participer activement au processus de changement. Pour y parvenir, elles doivent renforcer les habiletés qui leur permettront de pousser leurs bonnes idées à l’avant-plan et ainsi, influencer la politique publique, la faire changer et s’assurer des services souples et adaptés à leurs besoins. Dans le processus SABC, cela se fait par l’information, l’éducation et la collaboration (IÉC).
Information, éducation et collaboration(PDF)
Le développement communautaire n’est pas toujours dirigé par les membres de la collectivité et dans bien des cas, il ne l’est pas. Souvent, ce sont les gouvernements, en vertu de leurs politiques et de leurs programmes de financement, qui déterminent les buts du développement communautaire et les actions à entreprendre. Cela étant, les collectivités doivent s’adapter aux politiques publiques plutôt que les politiques publiques s’adapter aux besoins des collectivités. Les membres de la collectivité, pas plus que les gouvernements, ne peuvent répondre en vase clos, isolés les uns des autres, aux besoins du milieu. Il est essentiel que les collectivités racontent leurs histoires. Elles doivent encourager les gouvernements à élaborer des politiques publiques qui répondent aux besoins des populations vivant dans les collectivités rurales, éloignées, nordiques et autochtones, des politiques qui traduisent les leçons apprises grâce aux efforts soutenus de ces populations.